FAQ

Quelles sont les différences entre le WISC-IV et le WISC-V ?

Le WISC-V est la plus récente des batteries Weschler (édition Américaine en 2014, édition française en 2016). Il s’agit d’une épreuve d’évaluation du fonctionnement cognitif des enfants de 6 ans à 16 ans et 11 mois.
L’enjeu de cette cinquième version a été de faire évoluer la structure sous-tendant la construction du WISC-IV (en quatre indices) en introduisant de nouveaux indices. La nouvelle structure se calque maintenant sur celle de la WPPSI-IV, éditée en 2014 en France.
L’Echelle française du WISC-V est composée de quinze subtests. Douze sont issus du WISC-IV : Cubes, Similitudes, Matrices, Mémoire des chiffres, Code, Vocabulaire, Symboles, Information, Séquence Lettres-Chiffres, Barrage, Compréhension et Arithmétique.

Trois nouveaux subtests ont été développés :

  • Balances : subtest de raisonnement fluide quantitatif adapté du subtest « Balances » de la WAIS-IV ;
  • Puzzles visuels : subtest visuospatial adapté du subtest « Puzzles visuels » de la WAIS-IV
  • Mémoire des images : subtest de mémoire de travail qui permet d’évaluer la mémoire de travail visuelle adapté du subtest « Reconnaissance d’images » de la WPPSI-IV.

Deux subtests qui figuraient dans le WISC-IV n’ont pas été retenus pour cette révision : Raisonnement verbal (en raison de son chevauchement de contenu avec Vocabulaire) et Complètement d’images (pour diminuer l’incidence de la vitesse dans la batterie et pour permettre l’introduction d’autres mesures intéressantes).

Quels ont été les objectifs de la révision ?

Les objectifs de la révision reposent sur :

  • Une actualisation des fondements théoriques ;
  • Une meilleure adéquation développementale ;
  • Une augmentation de la convivialité ;
  • Une amélioration des propriétés psychométriques ;
  • Une extension des applications cliniques.

Cette révision repose sur diverses théories et divers modèles d’évaluation de l’intelligence.
Les contributions des modèles de la structure de l’intelligence, de la recherche neurodéveloppementale et neurocognitive, des modèles de mémoire de travail, et des données empiriques liées au développement du WISC-V.

Ces informations s’appuient sur plus de soixante-dix années de recherches sur les Echelles de Weschler, sur l’expérience d’experts des champs du développement cognitif de l’enfant, de la neuropsychologie clinique de l’enfant et à partir d’une recension très large de la littérature sur la théorie et la recherche dans les domaines des aptitudes intellectuelles et cognitives, des neurosciences cognitives, de l’évaluation de l’intelligence et du développement cognitif de l’enfant


Quels sont les fondements théoriques du WISC-V ?

Les modèles actuels, largement reconnus, de la structure de l’intelligence s’appuient sur des analyses factorielles exhaustives. Ces études fournissent les preuves incontestables de l’existence d’une intelligence générale au sommet d’un modèle hiérarchique, et de nombreuses aptitudes générales connexes mais pourtant distinctes au niveau inférieur.
Dans certains modèles, celles-ci sont parfois elles-mêmes composées d’aptitudes plus restreintes au niveau le plus bas (Caroll, 1993, 2012 ; Horn et Blankson, 2012 ; Johnson et Bouchard, 2005a, 2005b ; Johnson et al, 2004, 2007 ; Salthouse, 2004).

Bien que ces modèles structurels ne soient pas tout à fait identiques, la plupart d’entre eux montrent que la compréhension verbale, le traitement visuospatial, le raisonnement fluide, la mémoire de travail et la vitesse de traitement figurent parmi les éléments les plus importants (Carroll, 1993, 2012 ; Horn et Blankson, 2012 ; Johnson et al., 2007 ; Salthouse, 2004).

Structure de la batterie : quels sont les indices du WISC-V ?

Cinq dimensions du modèle CHC ont été retenues :

  • L’intelligence fluide (Gf), correspondant à l’IRF (Indice de Raisonnement Fluide) ;
  • L’intelligence cristallisée (Gc), correspondant à l’ICV (Indice de Compréhension Verbale) ;
  • La mémoire de travail (Gsm), correspondant à l’IMT (Indice de Mémoire de Travail) ;
  • La vitesse de traitement (Gs), correspondant à l’IVT (Indice de Vitesse de Traitement) ;
  • L’aptitude à percevoir et à transformer des stimuli visuels (Gv), correspondant à l’IVS (Indice visuospatial).

Quinze subtests permettent de calculer :

  • Le QIT

Il est calculé à partir de sept subtests principaux (huit subtests supplémentaires sont inclus dans cette Echelle Totale).

  • Cinq indices principaux : ICV, IVS, IMT, IRF, IVT.

Chacun de ces indices est calculé grâce à deux subtests principaux.

  • Cinq indices complémentaires

- IMTA (Indice de Mémoire de Travail Auditive) ;
- IRQ (Indice de Raisonnement Quantitatif) ;
- INV (Indice Non Verbal) ;
- IAG (Indice d’Aptitude Générale) ;
- ICC (Indice de Compétence Cognitive).
Le calcul de ces indices se fait de deux à six subtests principaux selon l’échelle considérée.

Quel est l’intérêt clinique des indices complémentaires ?

Les indices complémentaires permettent aux cliniciens d’affiner leur compréhension et analyse du profil des compétences des enfants et adolescents illustrés par ses scores aux indices principaux.
Dans la mesure du possible, les auteurs ont donc cherché à regrouper les subtests principaux selon d’autres thématiques, afin que des comparaisons avec les indices principaux et le QIT soit aisée.

De ce fait, les indices complémentaires ne doivent pas systématiquement être calculés. L’un d’entre eux (ou parfois davantage) intéressera ponctuellement le clinicien, selon l’observation qu’il souhaite préciser ou l’hypothèse qu’il désire étayer.

Auprès de quelle population clinique le WISC-V peut-il être utilisé ?

Il y a six groupes cliniques : Haut Potentiel, handicap intellectuel léger ou moyen, troubles spécifiques des apprentissages (avec déficit de lecture, avec déficit de lecture et de l’expression écrite, ou avec déficit du calcul), trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité, traumatisme cérébral, troubles du spectre de l’autisme (avec ou sans altération du langage associé).
Les données sont américaines, et les critères diagnostiques sont précisés dans le manuel d’interprétation.

Quelle est la différence entre Q-Global et Q-interactive ?

Q-Global est une plateforme internet sur laquelle vous pouvez rapidement saisir les notes brutes de vos protocoles. Cette plateforme est accessible avec un identifiant et un mot de passe personnels. Vous pouvez vous y connecter depuis n’importe quel ordinateur possédant une connexion internet.

Q-Global génère un rapport des scores sur lequel se trouvent les notes brutes qui ont été converties en notes standard accompagnées de graphiques. Le rapport est ensuite instantanément disponible en format PDF.

Q-interactive est une application qui permet d’administrer des tests (WISC-V, WAIS-IV et WPPSI-IV) à partir de deux tablettes iPad (une pour vous et une pour votre patient) connectées par Bluetooth.
La structure de Q-interactive se divise en deux parties :

  • Une plateforme internet « qiactive.com » qui regroupe toutes les étapes du processus d’évaluation, et qui vous permet de choisir les subtests et éditer les comptes-rendus ;
  • Une application à télécharger sur les deux iPad afin d’administrer les tests. Les consignes et les critères de cotations sont présentés sur l’écran de votre tablette.

Si vous utilisez Q-interactive, vous n'avez pas besoin de l'abonnement à Q-global (et inversement).

Quels sont les fondements théoriques de la WPPSI-IV ?

Le modèle de référence est le modèle Cattell-Horn-Caroll. Les modèles actuels de la structure de l’intelligence s’appuient sur les analyses factorielles exhaustives. L’intelligence est généralement envisagée comme une structure hiérarchisée, constituant en un facteur très général au niveau supérieur, subdivisé en domaines assez larges d’aptitudes, elles-mêmes divisées en aptitudes plus spécifi ques et précises.

A quoi servent les indices complémentaires et quand les utilisent-on ?

Ils permettent d’identifier les troubles.

Indice d’Acquisition Verbale (IAV)
L’IAV évalue, au niveau instrumental, l’étendue du lexique en réception et en production…
Pour qui ? Pour les enfants présentant un retard de langage.

Indice Non Verbal (INV)
L’INV est dérivé des résultats aux subtests qui ne requièrent aucune réponse verbale. L’INV procure une meilleure estimation du niveau global d’aptitude que le QIT pour les populations cliniques concernées. Par ailleurs, l’INV peut être utilisé pour
contraster le niveau d’aptitude générale et celui des acquis scolaires.
Pour qui ? Pour les enfants malentendants, présentant un retard/trouble du langage, un trouble de la communication (ex.
TED), une défi cience intellectuelle légère ou pour les enfants bilingues.

Indice d’Aptitude Générale (IAG)
L’IAG fournit une estimation de l’intelligence générale moins dépendante de la mémoire de travail et de la vitesse de traitement que le QIT, pour les enfants porteurs d’un diagnostic impliquant un défi cit au niveau de l’une de ces deux fonctions.
Pour qui ? Pour les enfants présentant des troubles des apprentissages, un TDA/H ou un TED.

Indice d’Effi cience Cognitive (IEC) (de 4 ans à 7 ans/7 mois uniquement)
L’IEC fournit une estimation de l’effi cience avec laquelle les informations cognitives sont traitées au service de l’apprentissage, de la résolution de problèmes et du raisonnement de haut niveau. Comparé au QIT, il permet d’évaluer l’impact de la lenteur
cognitive ou des diffi cultés en mémoire de travail.
Pour qui ? Pour les enfants présentant des troubles des apprentissages, un TDA/H ou un TED.

Quelles sont les différences entre la WPPSI-III et la WPPSI-IV ?

La structure a été modifiée : La WPPSI-III proposait une évaluation du fonctionnement intellectuel dans le domaine Verbal (QIV), le domaine de Performance (QIP) et donnait une note composite correspondant au QIT. La WPPSI-IV propose
aujourd’hui, d’évaluer le fonctionnement intellectuel dans des domaines cognitifs spécifi ques au travers d’indices principaux (Compréhension Verbale, Visuospatiale, Mémoire de Travail, ainsi que Raisonnement Fluide et Vitesse de Traitement pour
les 4 ans à 7 ans/7 mois), d’une note composite qui est le QIT mais aussi au travers d’indices complémentaires (Non verbal, Aptitude Générale, Acquisition Verbale, ainsi qu’Effi cience Cognitive pour les enfants de 4 ans à 7 ans/7 mois).

L’amélioration de l’adaptation développementale de la WPPSI-IV a constitué un objectif important. Premièrement, le matériel à manipuler a été modifi é : tampon encreur et non plus crayon. Les cubes, les images d’animaux et les puzzles
en couleurs sont attractifs pour l’enfant. Ensuite, les énoncés des consignes ont été simplifi és et raccourcis, des items de démonstration, d’exemple ou d’apprentissage ont été ajoutés. Enfi n, des subtests ont été ajoutés ou modifi és comme
par exemple, la mesure de vitesse de traitement a été améliorée avec l’ajout de stimuli concrets, familiers et attrayants pour l’enfant.

La réduction du temps de passation, obtenue par l’introduction d’items plus sensibles et la modifi cation des règles d’arrêt.

Avec quelle population utilise-t-on la BECS ?

La Batterie d’Evaluation Cognitive et Socio-Emotionnelle est un outil approprié aux jeunes enfants et aux enfants présentant des retards mentaux et des troubles envahissants du comportement.

Qu'évalue la BECS ?

La BECS, à travers plusieurs séquences de jeux et d’interactions, évalue les domaines cognitifs et socio-émotionnels du développement de l’enfant. Les résultats obtenus permettent de détailler les caractéristiques de développement de l’enfant, de préciser l’hétérogénéité de son profil (indices d’hétérogénéité du développement global, cognitif et socio-émotionnel) et de mettre en évidence ses acquis et ses faiblesses.

Comment se déroule la passation ?

Le psychologue crée plusieurs situations spécifiques pour induire des conduites révélatrices des capacités de l'enfant.
Il est préférable d’administrer le test en binôme ou de filmer la passation, afin que le psychologue en interaction avec l’enfant n’ait pas à s’occuper simultanément de la cotation, qui consiste à cocher comme présents ou non les comportements du sujet sur la grille d'observation.

Quelles sont les différentes échelles ?

La BECS comprend 16 échelles de développement regroupées en deux grands domaines :

  • Le domaine cognitif est évalué au travers de sept échelles,
  • Le domaine socio-émotionnel est composé de neuf échelles.

Echelles du domaine cognitif

Image de Soi : Utilisation d’un miroir. Dénomination des parties du visage. Capacité à se prénommer. Noter si l’enfant remarque la petite tâche colorée qui lui a été appliquée. Noter la réaction de l’enfant lors du retournement du miroir.

Jeu Symbolique : Indiquer si l’enfant utilise les objets de façon fonctionnelle. Capacité de à « faire semblant » lors de l’utilisation des différents jouets.

Schème de relation avec les objets : Observer sa coordination lors de l’utilisation des objets.

Causalité opérationnelle : Capacité de l’enfant à établir des liens de causalité entre ses actions et l’environnement et entre les différents objets utilisés.

Moyens/Buts : Capacité à utiliser des objets pour résoudre des problèmes. Observation des moyens utilisés.

Relations spatiales : Indiquer comment l’enfant établit des relations entre les objets présentés.

Permanence de l’objet : Après avoir caché un objet, on invite l’enfant à le retrouver. Teste la capacité de l’enfant à se représenter un objet non visible.

Echelles de la sphère Socio-Emotionnelle


Régulation du comportement : Capacité à modifier le comportement du psychologue en fonction de ses propres désirs, et son comportement en fonction d’exigences externes.

Interaction Sociale : Capacité à établir des échanges avec le psychologue.

Attention Conjointe : Capacité à prêter attention à quelque chose en même temps que quelqu’un d’autre.

Langage expressif : Capacité à produire des sons, des mots ou des phrases.

Langage Compréhensif : Capacité à comprendre les mots et les phrases dites par le psychologue.

Imitation Vocale : Capacité à reproduire des sons, des mots ou de phrases, après les avoir entendu.

Imitation Gestuelle : Capacité à reproduire des gestes simples, complexes et des actions avec des objets

Relation Affective : Déterminer le type de relation que l’enfant a développé avec son entourage.

Expression Emotionnelle : Relever les expressions faciales de l’enfant face aux mimiques expressives du psychologue. Noter sa réaction lorsqu’on lui présente un objet ou comportement particulier.

Quels sont les résultats obtenus ?

L’évaluation détermine le niveau de développement pour chacune des 16 échelles (niveau 1, 2 ,3 ou 4), le niveau moyen global, le niveau moyen du domaine cognitif, le niveau moyen du domaine socio émotionnel et les indices d’hétérogénéité du développement global, cognitif et socio émotionnel. Elle permet également de dresser un profil de développement.

Quels outils peut-on utiliser de manière complémentaire ?


Le Brunet Lézine Révisé, Echelle de développement psychomoteur de la première enfance. En effet, la BECS a été complétée par des tables de correspondances entre la note globale de niveau de développement obtenue à celle-ci et les âges de développement global calculé par le Brunet-Lézine Révisé.

Quels sont les fondements théoriques de la BECS ?

La BECS est construite à partir d'une pluralité de modèles théoriques de développement du jeune enfant. Les bases théoriques intègrent :

  • le modèle piagétien qui permet de répartir les conduites de l’enfant en six stades de développement
  • le modèle de Fisher ,qui élargit celui de Piaget, en incluant une hiérarchisation des capacités cognitives et sociales en niveaux
  • des modèles du développement de la communication et du langage, (Mahoney) et de l’évolution émotionnelle et affective du jeune enfant (Scherer).

Quelle est la liste du matériel complet de la BECS ?

Jouets mécaniques (animal mécanique avec clé à tourner, boîte à musique avec levier à tourner), 1 jouet à tirer, 1 anneau en plastique attaché à une ficelle de 50 cm environ, 1 crayon à papier, 1 tissu de 30 cm x 30 cm minimum, 5 anneaux en plastique de taille croissante, avec leur support, 1 xylophone jouet, 1 flûte en plastique, 1 cylindre opaque, 15 cm de hauteur environ, diamètre 3 cm environ, 1 râteau en plastique, taille 15 cm environ, 1 morceau de mousse à faire rentrer dans le cylindre, 1 fleur en plastique ouverte, hauteur 10 cm maximum, 1 flacon en plastique transparent fermé par un bouchon et pouvant contenir un petit objet rond, 1 lampe de poche avec bouton poussoir, 1 tube de rouge à lèvres, de couleur rouge, 1 dînette en plastique (petite assiette, cuillère, fourchette, verre) : le tout en deux exemplaires, 1 poupée, 1 brosse à cheveux en plastique, 1 petite voiture en plastique ou métallique, 1 miroir suffisamment grand pour que l’enfant puisse voir son visage dedans, 1 banane jaune en plastique, 3 boîtes ou tasses en plastique de même taille + 1 autre boîte ou tasse en plastique plus petite, 1 balle en plastique (doit pouvoir rebondir) de diamètre inférieur à la plus petite boîte ou tasse en plastique

Pourquoi utiliser le KABC-II plutôt que le K-ABC ?

  • Pour disposer d’un outil qui intègre les apports théoriques récents sur l’intelligence de l’enfant.
  • Pour utiliser des normes actualisées qui tiennent compte des changements naturels au sein de la population (démographie/culture/éducation/effet Flynn, etc.)
  • Pour renforcer l’évaluation de l’intelligence fluide et des capacités d’apprentissage (2 nouvelles échelles ont été introduites)
  • Pour permettre une mesure de l’intelligence cristallisée plus indépendante des performances scolaires de l’enfant (l’échelle Connaissances a été modifiée.)
  • Pour disposer d’un outil mieux adapté aux différents âges ou aux différents profils de développement de l’enfant (10 nouveaux subtests ont été introduits ainsi qu’une échelle non verbale.)
  • Pour favoriser l’instauration d’une relation de confiance avec l’enfant (nouvelles tâches originales et attrayantes, consignes de passation simplifiées)
  • Pour nourrir l’analyse clinique de la passation (présence d’indicateurs qualitatifs qui permettent de décrire le comportement de l’enfant pendant la passation)


Le fait que le KABC-II soit basé sur 2 modèles théoriques implique-t-il l'existence de 2 passations différentes ?

Non, les subtests restent les mêmes.
Que l’on utilise le modèle de Luria ou le modèle CHC, la composition des subtests de chaque échelle reste identique. La seule différence est due à l’inclusion de l’échelle Connaissances/Gc dans l’Indice Fluide Cristallisé.
Donc, seule l’échelle Connaissances devient optionnelle : le psychologue peut l’intégrer ou pas dans la passation et dans le calcul des indices en fonction du niveau de connaissances de l’enfant.

Quand utilise-t-on l'interprétation selon le modèle CHC ?

Pour la plupart des situations d’enfants en difficulté : troubles du langage écrit, difficultés en mathématiques, déficience mentale, ADHD, troubles émotionnels ou du comportement…

Quand utilise-t-on l'interprétation selon le modèle de Luria?

Pour les enfants présentant un déficit des connaissances verbales et des troubles associés (difficultés de langage oral, bilinguisme, troubles autistiques…)

Quand utilise-t-on l'échelle non verbale ?

Pour les enfants malentendants, non francophones ou présentant d’importantes difficultés de langage.
Mais l’Indice Non Verbal ne doit pas être utilisé à la place de l’Indice Fluide Cristallisé

Quels subtests constituent l'échelle non verbale ?

L’échelle non verbale est composée uniquement des subtests dont les consignes peuvent être mimées et qui demandent une réponse par gestes.
Pour les enfants de 3 à 6 ans :
Raisonnement conceptuel (3 à 6 ans)
Reconnaissance de visages (3 à 5 ans)
Histoires à compléter (6 ans)
Triangles (3 à 6 ans)
Séquences logiques (5 à 6 ans)
Mouvements de main (4 à 6 ans)

Pour les enfants de 7 à 12 ans 5 subtests composent la passation :
Histoires à compléter
Triangles
Dénombrement de cubes
Séquences logiques
Mouvements de main

Quels indices obtient- on avec un KABC-II ?

3 Indices peuvent être obtenus en fonction de la passation
IFC : Indice Fluide Cristallisé (Interprétation selon le modèle CHC)
IPM : Indice des Processus Mentaux (interprétation selon le modèle de Luria)
INV : Indice Non Verbal (Echelle non verbale)

Quelle est la différence entre l'IFC et l'IPM ?

La seule différence est due à l’inclusion de l’échelle connaissances/Gc dans le calcul de l’Indice Fluide Cristallisé.

L'INV est-il aussi « solide » que les autres indices ?

Oui. L’INV comporte des coefficients de fidélité et de validité qui sont substantiellement aussi forts que ceux de l’IFC ou de l’IPM.

Y a -t-il des populations d'étalonnages spécifiques ?

Oui, il y a 3 groupes cliniques :

  • Troubles du langage (25 enfants âgés de 3 ans 11 mois à 8 ans 1 mois)
  • Troubles épileptiques (31 enfants épileptiques âgés de 5 ans 1 mois à 12 ans 8 mois)
  • Hauts potentiels (30 enfants âgés de 4 ans 10 mois à 12 ans 6 mois)

Quelles sont les corrélations entre le KABC-II et autres tests d'intelligence ?

- Corrélations KABC-II et QI WISC IV ?
IFC (.78)
IPM (.74)
- Corrélations KABC-II et QI WPPSI III (3-4ans) ?
IFC (.62)
- Corrélations KABC-II et PMC du KABC (3 à 5 ans) ?
IFC (.72)


Combien y a-t-il d'échelles au KABC-II ?

Concrètement, le K ABC-II propose 18 subtests répartit en 4 ou 5 échelles.
Que le psychologue choisisse le modèle de Luria ou le modèle CHC, les épreuves proposées à l’enfant restent les mêmes.

Que veut dire "NEMI-2" ?

Ce sigle signifie Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence, 2ème version.


Qu’évalue la NEMI-2 ?


En peu de temps (environ 30 minutes), la NEMI-2 permet d’effectuer une évaluation fine du développement intellectuel de l’enfant. Il s’agit ainsi d’une évaluation de l’efficience cognitive mettant en évidence les intelligences fluide et cristallisée.

Quels sont les apports de la NEMI-2 ?


Alfred Binet publia en 1905 le Binet-Simon avec la collaboration de Théodore Simon. En 1966, René Zazzo construisit une révision du Binet-Simon, sous le nom de NEMI (Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence). C’est en 2006 que la NEMI est révisée par Georges Cognet, pour aboutir à la NEMI-2.

La NEMI 2, comme le Binet-Simon ou la NEMI, est conçue à partir d’une approche globale de la complexité du sujet.

Les évolutions de la NEMI 2 par rapport aux versions précédentes de l’outil :

  • Faire évoluer les fondements théoriques : par l’abandon de l’échelle d’âge, la performance exprimée en classes normalisées, l’introduction d’une épreuve d’intelligence fluide…
  • Conserver les apports de Binet et Zazzo : par l’approche globale de l’intelligence, la référence à un âge de développement, la rapidité de passation…

L’intérêt de la NEMI 2 par rapport aux autres outils d’évaluation de l’efficience intellectuelle :

  • Insister sur les aspects cliniques de la passation et de l’interprétation : car aucune épreuve n’est chronométrée et le clinicien a le choix des épreuves facultatives.
  • Pouvoir administrer le test à des enfants instables, fatigables ou présentant des difficultés attentionnelles : car l’outil est facile et rapide à utiliser, ce qui le rend particulièrement adapté à certaines populations.

Qu'est-ce qu'un test projectif ?

La spécificité des épreuves projectives réside dans l’aspect à la fois concret et ambigu du matériel, et dans la sollicitation d’associations verbales à partir de ce même matériel : elles font ainsi appel à des réponses libres tout en se référant à un matériel défini et standardisé.
Le matériel projectif produit une double sollicitation : une sollicitation perceptive (où l’on évalue l’adaptation à la réalité objective) et une sollicitation projective (où l’on considère les réponses comme l’expression de l’individualité du sujet).


Combien y a-t-il de planches ?

Le test du Rorschach comprend au total 10 planches, qui se présentent toujours dans le même ordre.
Les planches I, IV, V, VI et VII sont en noir & blanc ; alors que les planches II, III, VIII, IX et X comprennent des tâches en couleur.


Faut-il proposer l’intégralité des planches au sujet pour que le test soit valide ?

Oui, il faut pour chaque passation proposer les planches I à X du Rorschach. En effet, afin de réaliser les calculs du psychogramme, l’intégralité des planches doit avoir été cotée. De plus, en référence à l’approche psychanalytique, à chaque planche du Rorschach est associée une sollicitation latente particulière : l’analyse de l’aspect symbolique des planches, tel qu’il apparait dans le discours du sujet et dans la succession des réponses, facilite l’interprétation de la projection et permet d’approcher la façon qu’a le sujet de traiter son expérience.


A partir de quel âge peut-on proposer le test du Rorschach ?

Le test du Rorschach est tant adapté pour les enfants et adolescents que pour les adultes.
L’ouvrage de J. Blomart, Le Rorschach chez l’enfant et l’adolescent, permet ainsi d’analyser les protocoles de Rorschach des enfants à partir de 8 ans et des adolescents.


Qu’est-ce qu’un psychogramme ?

Le psychogramme permet la représentation graphique des résultats au test du Rorschach, dans un but de synthèse des données recueillies.
Dans un second temps, l’intérêt de la démarche d’analyse réside dans la confrontation des facteurs qualitatifs (obtenus hors cotation) et quantitatifs mis en évidence par le psychogramme. Ceci favorise l’appréciation des conduites dominantes dans le fonctionnement psychique du sujet.


A quoi correspondent les différentes feuilles de dépouillement ?

Il existe trois feuilles de dépouillement pour le test du Rorschach, chacune permettant un angle d’approche particulier :

La feuille de dépouillement de C. Beizmann :
La 1ère page comprend un espace réservé au résumé anamnestique et aux résultats obtenus à d’autres tests. Les pages 2 et 3 comprennent un tableau de relevé des cotations. La page 4 comprend un tableau récapitulatif des cotations ainsi que les différents calculs à effectuer. On trouve également un espace réservé aux observations du comportement et une analyse du psychogramme. Les deux dernières pages sont réservées aux hypothèses à formuler.

La feuille de dépouillement de G. Gatier et M. Canivet :
Celle-ci diffère essentiellement de la feuille de dépouillement de C. Beizmann par la présence d’un graphique relatif au psychogramme ainsi que la reproduction miniature des planches.

La feuille de dépouillement de G. Cognet :
Elle comporte une reproduction miniature des planches, et comprend un espace destiné à noter les réponses du sujet durant la passation et l’enquête. On y trouve également une feuille où sont indiquées les formules nécessaires aux calculs du psychogramme.


A quoi correspondent les différents manuels ?

Le manuel de C. Beizmann :
Relatif aux feuilles de cotation du même auteur, ce manuel propose une mise en évidence de la cotation du protocole, de l’analyse du psychogramme et de la nomenclature.

Le Livret de Cotation des Formes dans le Rorschach de C. Beizmann :
Cet ouvrage propose une mise en évidence de la qualité formelle des réponses données au test par le sujet. Il reprend donc les critères de la qualité formelle mais également une liste de mode de classement des réponses.

Le manuel de G. Gatier :
Ce manuel dit Psychodiagnostic de Rorschach explique l’utilisation de la feuille de dépouillement proposée par ces auteurs.


Qu’obtient-on avec le CD-ROM de corrections ?

Ce CD-ROM permet, à partir des réponses cotées par le psychologue selon la méthode française psychanalytique, l’édition du psychogramme. Les résultats obtenus sont accompagnés de commentaires qualitatifs succincts.


Quelles sont les origines du Rorschach?

Hermann Rorschach (1884-1922), psychiatre et psychanalyste suisse, publia en 1922 le test projectif du Psychodiagnostik, création pictographique de 10 planches reproduisant chacune une tâche d’encre. Il découvre ainsi que la perception visuelle est influencée par la personnalité.
David Lévy enseignera le Test d’interprétation des formes en 1927 à Samuel Beck, qui entreprendra une importante standardisation du test et le renommera « Test de Rorschach » en 1930.


Quels sont les objectifs répondant à une passation de Rorschach ?

Le test du Rorschach répond toujours à trois objectifs tant spécifiques que complémentaires :

  • La description approfondie et l’explication du fonctionnement psychique du sujet afin de pouvoir établir un diagnostic psychologique.
  • La proposition de pistes thérapeutiques adaptées à l’ensemble des caractéristiques du sujet afin de dégager des possibilités psychothérapeutiques optimales.
  • L’établissement d’une information utile et restituable répondant à l’intérêt du sujet.

Pourquoi est-il important de passer de la WAIS-III à la WAIS-IV ?


Le Code de déontologie des Psychologues précise que le psychologue est responsable du choix de ses outils, et qu’il a le devoir d’utiliser des tests d’évaluation actualisés régulièrement (article 18 du chapitre 3 « Les modalités techniques de l’exercice professionnel »).

Les outils d’évaluation du fonctionnement intellectuel nécessitent tout particulièrement des révisions régulières (tous les 10 ans environ), qui portent sur 3 axes principaux :
- L’actualisation des normes, du fait des changements naturels au sein de la population (démographie, culture, éducation…).
- La mise à jour des normes, du fait de l’effet Flynn qui a mis en évidence une augmentation de 0.3 point de QI tous les ans.
- L’intégration des apports théoriques récents, ici sur l’intelligence.

L’édition d’un nouvel outil est également l’occasion de proposer aux praticiens du matériel plus ergonomique pour faciliter l’administration du test.


Quels sont les principaux changements entre la WAIS-III et la WAIS-IV ?


La WAIS-IV s’inscrit à la fois dans la continuité des échelles de Wechsler (le concept d’intelligence globale est toujours représenté par le QIT) et dans la nouveauté d’une importante révision (initiée avec le WISC-IV) : quatre indices sont proposés, plusieurs nouveaux subtests ont été retenus alors que d’autres, moins congruents avec les modèles actuels de l’intelligence, ont été abandonnés.
Des notes additionnelles permettent de détailler davantage le profil du sujet.
Suite à l’évolution des modèles théoriques de l’intelligence, la dichotomie des échelles verbale et performance de la WAIS-III a été supprimée, au profit de la configuration en 4 indices :
- Indice de Compréhension Verbale (ICV)
- Indice de Raisonnement Perceptif (IRP)
- Indice de Vitesse de Traitement (IVT)
- Indice de Mémoire de Travail (IMT)

Ces 4 indices sont calculés à partir de 10 subtests principaux. Ensuite, 5 subtests complémentaires permettent d’enrichir la compréhension du fonctionnement intellectuel ou de palier à l’impossibilité d’administrer – ou de prendre en compte – l’un des subtests principaux pour des raisons diverses (problèmes lors de la passation, sous-évaluation du fait d’un déficit instrumental).

Enfin la WAIS-IV fait l’objet d’importantes améliorations psychométriques : meilleures validité et fidélité, nombreux items d’apprentissage, réductions des effets plancher et plafond…

12 subtests sont repris de la WAIS-III :
Cubes, Similitudes, Mémoire des Chiffres, Matrices, Vocabulaire, Arithmétique, Symboles, Information, Code, Séquence Lettres-Chiffres, Compréhension et Complètement d’images.
Certains items de ces épreuves ont été modifiés ou ajoutés, et une troisième sous partie a été ajoutée à l’épreuve Mémoire des Chiffres : classement des séries de chiffres par ordre croissant.

3 nouveaux subtests ont été introduits : Puzzles visuels, Balance et Barrage.
Puzzles visuels : Le sujet voit un puzzle terminé sur le Livre de stimuli. Il doit sélectionner, parmi six possibilités de réponse, les trois pièces de puzzle qui permettent de reconstituer le puzzle complet.

Balance : Le sujet voit sur le Livre de stimuli une balance à plateaux. Il doit sélectionner, parmi cinq possibilités de réponses et dans un temps limité, le poids manquant qui va permettre d’équilibrer les plateaux.

Barrage : Le sujet doit barrer 2 formes géométriques cibles en un temps limité et en respectant les couleurs de ces formes.

Qu’est-ce que le QIT ?


Le Quotient Intellectuel Total (QIT) n’est pas la moyenne des notes obtenues à chaque indice. En effet, il existe d’une part un étalonnage pour chaque indice (correspondant à la somme des notes standard aux subtests principaux de l’indice), et d’autre part, pour le QIT, un étalonnage spécifique.
Pour calculer le QIT, s’il est valide (ce qui n’est pas le cas pour les profils hétérogènes), le psychologue fait la somme des notes standard obtenues aux subtests principaux puis se reporte à un tableau de conversion (en annexe du manuel d’administration et de cotation, table A.7).
Ainsi, à titre d’exemple, si la somme des notes standard d’un profil est de 90, la note de QIT est 92, avec un rang percentile de 30 - signifiant que 30% des sujets obtiennent une telle note ou une note inférieure. Il se situe donc dans les 30% des individus les plus en difficulté.

Le QIT suit une répartition statistique dite normale (elle suit une courbe de Gauss) avec pour moyenne 100 et pour écart-type 15. Il est important de considérer le QIT pour ce qu’il est, à savoir une note attribuée à un fonctionnement cognitif dans un contexte particulier. Il n’est pas la mesure exacte de l’intelligence mais plus un indicateur de la qualité du fonctionnement cognitif d’un individu spécifique.


Peut-on prendre en compte le QIT malgré les différences inter-indices ?


D’un point de vue psychométrique, le QIT repose sur 10 subtests, répartis au sein de 4 indices. Plus le profil des notes est hétérogène et moins la note du QIT est représentative du fonctionnement cognitif.
A la page 2 du cahier de passation, le tableau « Comparaison des différences » permet de déterminer si la différence entre deux indices est significative, ainsi que le pourcentage d’individus présentant une différence similaire.

Dans tous les cas, pour analyser les résultats, le clinicien s’appuie sur :
- les compétences spécifiques mises en évidence par les 4 indices,
- les notes standard obtenues à chacun des subtests (principaux et complémentaires), dans une démarche d’analyse intra-individuelle,
- la répartitions des différentes notes par rapport à la norme, dans une démarche d’analyse inter-individuelle,
- l’analyse des forces et faiblesses au sein du profil des résultats,
- son expérience clinique et ses observations qualitatives.

Enfin, à partir de quelle différence le QIT n’est-il plus représentatif ? Le manuel ne donnant pas de chiffre précis à ce sujet, nous invitons le clinicien à utiliser le taux observé pour décider de la représentativité du QIT. On peut considérer, par exemple, qu’une différence présente chez 20% des sujets est suffisamment fréquente pour permettre de considérer le QIT comme pertinent, alors qu’une différence présente chez 10% de la population ou moins rend la note du QIT moins révélatrice du fonctionnement cognitif général et, de ce fait, moins pertinente.


Comment interpréter les différences entre indices (ex : IRP significativement inférieur à ICV) ?


Les hypothèses interprétatives varient selon le profil des sujets et l’analyse qualitative qui est faite des résultats.
Différents niveaux de lecture des résultats sont à prendre en compte :
- Le niveau global (QIT),
- Les niveaux spécifiques (Indices),
- Les notes standard à chacun des subtests (principaux et complémentaires),
- Un niveau d’analyse intra-individuel : cette note est-elle supérieure/inférieure aux autres notes obtenues par le sujet ?
- Un niveau inter-individuel : cette note est-elle dans la norme des sujets du même âge ?
- Les points forts et les points faibles (répartitions des notes standard par rapport à la moyenne du sujet dans chaque domaine, comme présenté dans le tableau page 2 du cahier de passation),
- Les notes additionnelles (l’impact du temps sur la réussite à Cube, la différence entre les performances à Mémoire des chiffres à l’endroit ou à l’envers etc., comme présenté dans le tableau au verso du cahier de passation).

Il est nécessaire pour l’interprétation de s’interroger sur les dimensions spécifiques évaluées par chaque indice (ex : sur quoi repose le subtest Compréhension Verbale ? Les capacités langagières, l’élaboration du raisonnement verbal…). Le clinicien dispose d’un descriptif des indices dans le manuel d’interprétation aux pages 12-17.


Quel choix d’épreuves obligatoires ?


Les 10 premiers subtests sont ceux qu’il est nécessaire d’administrer afin de pouvoir chiffrer des résultats d’une passation (scores d’indices et score global). Les 5 autres subtests ont été élaborés pour permettre une meilleure appréciation qualitative, rendre possible une substitution d’épreuves en situation de retest, ou pallier à une erreur ou à une impossibilité au moment de l’administration (en cas de déficit physique ou sensoriel chez la personne évaluée, ou bien lorsque de trop nombreuses non-réponses invalident un subtest par exemple).
Il est possible de substituer la note du subtest supplémentaire à celle du subtest principal afin de calculer les indices. Cependant, une seule substitution est possible pour chaque indice et il ne vous est pas possible de calculer le QIT ou l’IAG lorsque vous avez procédé à plus de 2 substitutions en tout (manuel p. 27).


Que calcule le CD-ROM de correction ?


Ce CD-rom de correction effectue les standardisations et les calculs des pages 1 et 2 du Cahier de passation, une fois que vous avez saisi les notes brutes du sujet, sa date de naissance et la date de passation.
Il calcule donc les notes standards, les notes d’indice, les intervalles de confiance, le QIT et l’IAG, il trace les profils (points forts/faibles), les scatters et les différences inter-indices.
Si vous les saisissez, le CD-rom calcule également des scores standardisés additionnels (scores Mémoire des Chiffres direct/ indirect/ croissant, empans à Mémoire des Chiffres et à Séquence Lettres-Chiffres, Cubes sans bonification de temps).
Vous pouvez choisir, avant de visualiser le rapport, à quel seuil de significativité vous souhaitez que les résultats soient rapportés, ainsi que l’échantillon de comparaison (soit l’échantillon total soit le groupe de référence).
Le CD-rom permet donc de gagner du temps au niveau de la correction et évite d’éventuelles erreurs de standardisation des notes ou de tracé au niveau des graphiques.

Ce CD-rom peut-être installé sur deux postes (hors Mac) et donne accès à un nombre illimité de corrections.


Qu’est-ce que l’IAG ?


L’IAG est une note composite optionnelle, calculée à partir de la note standard des trois subtests obligatoires de Compréhension Verbale et des trois subtests obligatoires de Raisonnement Perceptif. Cela permet d’obtenir une note globale moins sensible à la mémoire de travail et à la vitesse de traitement que le QIT. Son calcul est recommandé pour les patients souffrant d’atteintes neuropsychologiques affectant la mémoire ou le temps de réponse.


Pourquoi certaines épreuves ne sont pas proposées après un certain âge ?


Les subtests Barrage (IVT), Séquence Lettres-Chiffres (IMT) et Balances (IRP) ne sont pas proposés aux personnes âgées de plus de 70 ans du fait d’un effet plancher. En effet, autant les étalonnages américains que français ont mis en évidence un tassement vers le bas des résultats obtenus par cette population, entraînant des notes globalement basses et, de ce fait, non discriminantes. Ceci permet aussi à la passation de ne mettre les sujets en difficulté mais de constituer évaluation précise et adaptée aux facultés de chacun.

Un indice permettant d’évaluer la détérioration mentale, utilisé auprès des sujets âgés ou présentant un trouble de la personnalité, est en cours d’élaboration.